Le Haut Anjou, édition du 7 février, Compte rendu de l'Assemblée Générale de Plus Belle Notre Verzée
https://drive.google.com/file/d/0B2dzU5mlJHm_SW9jel9kSGtwOFk/edit?usp=sharing
samedi 15 mars 2014
Plus Belle Notre Verzée a tenu son Assemblée Générale le 25 janvier 2014 et annonce chercher de nouveaux adhérents suite à la multiplication récente et peu annoncée parmi les populations, de projets de Parcs éoliens industriels sur toutes les communes de la Communauté de communes de Pouancé. En France, 900 associations en 2014 contre 800 en 2013 accentuent leur lutte. Vent d'Anjou, qui fédère 26 associations en Pays de Loire dont 16 en Maine et Loire, avait déjà déposé le 8 mars 2013 un recours en annulation devant le Tribunal administratif de Nantes contre le Schéma Régional Eolien. Une véritable fronde juridique et associative sans réel précédent...
dimanche 23 février 2014
Eolien : l'Etat risque le remboursement de plusieurs milliards d'euros car le tarif de rachat de l'électricité éolienne est contraire aux règles communautaires selon l'Arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne du 19 décembre 2013. L'Express - L'Expansion, édition du mardi 18 février 2014
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lundi 27 janvier 2014
PROKON, installateur et gestionnaire de 54 Parcs éoliens industriels : Dépôt de bilan - Drame humain et financier - Scandale politique - 1 300 licenciements - 75 000 petits épargnants en passe de perdre leurs économies -. Une faillite de plus dans les énergies renouvelables en Allemagne où le gouvernement a choisi de baisser drastiquement les subventions afin de freiner la hausse du prix de l'électricité. Retrouvez, ci-dessous, dans la Lettre d'information de la Fédération Environnement Durable, les liens qui vous renvoient aux articles du site BATIACTU et du journal économique national LES ECHOS. INFORMEZ VOUS EN TOUTE INDEPENDANCE !
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vendredi 24 janvier 2014
Le financement des promoteurs éoliens est considéré par la Cour de justice européenne comme illégal. La Fédération nationale Vent de Colère attend que le Conseil d'Etat se prononce sur l'annulation de l'arrêté tarifaire du 17 novembre 2008. Il faudra donc que l'Etat français trouve une autre forme d'aide.
samedi 11 janvier 2014
Recours, procès, lobbying… Entre partisans et adversaires de l'éolien, la bataille fait rage sur le sol français. Et commence à faire de gros dégâts chez les industriels du secteur, qui ont de plus en plus de mal à faire aboutir leurs projets. Les banquiers hésitent maintenant à financer... Un article du journal économique Les Echos fait le bilan.
Un article de Claude Barjonnet vient de paraitre dans le
journal les Echos.
Ce journaliste d'enquête avait longuement interviewé en décembre, Jean Louis Butré, Président de la FED (Fédération Evironnement Durable).
Je vous invite à le lire car il démontre l'extrême
inquiétude des promoteurs
qui
reconnaissent la détermination et l'efficacité des opposants.
Les moyens financiers des promoteurs éoliens se comptent en milliards d’euros alors que ceux dont disposent les associations et les
fédérations anti éoliennes sont de quelques milliers d’euros.
Malgré cet écart gigantesque (un million de fois plus
d'argent !) ils ont été durement atteint
et cela démontre que nous allons gagner
ce combat.
C’est avant tout grâce à la solidarité que nous sommes redoutés par nos adversaires. C’est aussi
notre totale indépendance financière liée à
aucune subvention qui fait notre force.
Les points à retenir de cet article :
- La guérilla juridique menée par les antiéoliens fait clairement sentir ses effets : après une croissance impressionnante entre 2005 et 2010, le rythme des mises en service s'est brutalement ralenti.
- D'ici à 2020, la France pourrait n'avoir installé que 12 ou 13 gigawatts de capacité éolienne terrestre, alors que l'objectif fixé par les pouvoirs publics était de 19 GW.
- Dans ce contexte difficile, les banquiers hésitent de plus en plus à financer des projets. Pour repartir de l'avant, la profession devra démontrer qu'après des années de subventions, la filière éolienne peut devenir économiquement rentable.
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jeudi 2 janvier 2014
Que 2014 soit pour vous, chers amis, une année pétillante à tous points de vue. Santé éclatante, si cela vous est donnée, projets excitants et... réalisations concrètes ! Plus Belle Notre Verzée vous y aidera, vous qui ne souhaitez voir votre qualité de vie se dégrader à mesure que ces Parcs industriels éoliens néfastes se développent
Le Conseil d'administration de Plus Belle Notre Verzée
mardi 31 décembre 2013
Lettre d'information du 31 décembre et voeux de Monsieur Jean-Louis BUTRE, Président de la FED (Fédération Environnement Durable) aux 900 associations membres et à ses milliers d'adhérents : Eloge de la France et du trésor de son héritage géographique, biologique et patrimonial, perversion du sens originel de l'Ecologie devenue nouvelle-vertu-de-la-pensée-unique, dénonciation du mensonge pseudo-scientifique pro-éolien mis au service de l'affairisme financier d'une minorité, inquiétude de certains élus devant ces dérives sectaires, politiques et mafieuses. Détermination de la FED à lutter contre l'Axe du Mal aux niveaux local, régional, national.
| mardi 31 décembre 2013 | ||
LETTRE D'INFORMATION : 31 DÉCEMBRE 2013
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samedi 21 décembre 2013
L’Europe risque-t-elle la panne de courant cet hiver ? Les subventions aux énergies vertes et la baisse du charbon désorganisent le marché.
Article du Figaro du 10 décembre 2013
L’Europe risque-t-elle
la panne de courant cet hiver ?
Les subventions aux
énergies vertes et la baisse du charbon désorganisent le marché.
(par la journaliste Bertille Bayart)
C’est le troisième
article du Figaro en quelques semaines expliquant les difficultés de l’éolien
en France et ses perspectives peu réjouissantes.
Il n’y est question ni de nuisances sonores, ni de baisse du
marché de l’immobilier, ni de
co-visibilité, ni de défense de
monuments historiques.
Il y est seulement question de la structure actuelle du
marché de l’énergie et de l’impact négatif de la production électrique des
éoliennes sur les centrales électriques
au gaz et au fuel.
En résumé, la production intermittente d’électricité produite par le secteur éolien oblige les centrales non éoliennes à
arrêter leur production pour éviter un black out du marché.
La production électrique de l’éolien ayant en effet la
priorité sur le réseau.
Aussi actuellement,
le groupe GDF SUEZ a-t-il dû fermer 3
centrales (modernes) sur 4.
Aussi un groupe comprenan, 12 PDG européens emmenés par Gerard Mestrallet, PGD du groupe GDF SUEZ, dont les entreprises représentent la moitié du courant européen, ont-ils
entrepris un intense lobbying auprès des autorités bruxelloises et
nationales demandant une baisse des
subventions accordées aux producteurs éoliens.
samedi 7 décembre 2013
L' ALLEMAGNE VA REDUIRE LES AIDES A L'EOLIEN EN VUE D'EN CESSER LE DEVELOPPEMENT. LA CHANCELIERE ANGELA MERKEL SOUHAITE METTRE UN TERME A L'EXPLOSION DES COUTS ET A L'EXPLOSION DES PRIX SUR L'ELECTRICITE POUR LES MENAGES
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Éoliennes : des maires attaqués pour conflit d'intérêts - Le Figaro, édition du 25 nouvembre 2013
Vous pouvez lire cet article et sa présentation conviviale, sur le site du Figaro, en cliquant sur le lien ou lire directement ci dessous ; nous en reproduisant l'intégralité.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/24/01016-20131124ARTFIG00221-eoliennes-des-maires-attaques-pour-conflit-d-interets.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/24/01016-20131124ARTFIG00221-eoliennes-des-maires-attaques-pour-conflit-d-interets.php
Des opposants à l'énergie éolienne font la chasse aux maires
qui ont voté l'installation de parcs sur leur commune tout en étant
propriétaires des parcelles, ce qui rapporte aux élus concernés plusieurs
dizaines de milliers d'euros par an.
Un tremblement de terre dans l'éolien. C'est ce qui menace
la filière, déjà prise dans la tempête avec l'opposition croissante et de plus
en plus organisée des Nimby, ces riverains qui contestent un projet local
d'intérêt général dont l'acronyme signifie «Not In My BackYard» («pas dans mon
arrière-cour»). Après la multiplication des recours en justice contre les
projets de construction et même l'obtention, récemment, en première instance,
de la démolition d'un parc dans le Nord pour nuisances malgré sa parfaite
légalité administrative, les Nimby vont aujourd'hui un cran plus loin.
À la veille des élections municipales, ils dégainent une
autre arme: la chasse aux maires qui, juge et partie, ont voté l'installation
de parcs éoliens sur leur commune tout en étant propriétaires de parcelles
qu'ils louent aux opérateurs éoliens. Des baux allant de vingt à trente ans en
moyenne, pouvant rapporter à l'élu jusqu'à 100.000 euros annuels dans ses
caisses personnelles. Et ils sont nombreux, maires, présidents de communauté de
communes (CDC) ou conseillers municipaux - à en juger les dossiers consultés
par Le Figaro - à s'exposer au conflit d'intérêt, prise illégale d'intérêt et
recel de prise illégale d'intérêt visés par les articles 432-12 du Code pénal
et l'article 2131-11 du Code général des collectivités territoriales.
Le fait, pour un élu, «de recevoir (…) directement ou
indirectement, un intérêt quelconque (…) dans une opération dont elle a, au
moment de l'acte (…), la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la
liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000
euros d'amende», dit le Code pénal. Pour autant, le statut d'élu n'interdit pas
en soi tout contrat ou bénéfice personnel lié à une installation sur sa
commune. Seulement, l'élu doit le générer dans un cadre strictement privé, hors
sa qualité de maire et, lors de l'exercice de ses fonctions, ne pas participer
aux votes ni délibérations sur le projet, affirme le Code général des
collectivités territoriales.
Mais pas seulement… Toute influence en amont aussi, comme le
simple fait de «proposer, préparer, présenter des rapports ou avis, en vue de
décisions prises par d'autres personnes mais qui lui bénéficient», affirme un
juriste, auteur au Dalloz. Du pain bénit pour les citoyens réfractaires aux
parcs éoliens, qui se mettent à multiplier poursuites pénales et procédures
administratives, galvanisés par les lobbies comme Vent de Colère qui leur
adressent des «notes d'action», mode d'emploi et argumentaire juridique à
l'appui.
Un élu du Pas-de-Calais gagne 108.000 euros par an pour les
10 mâts installés sur son terrain
Un cas emblématique s'apprête à faire du bruit dans le
Landerneau. Jeudi dernier, le parquet d'Arras a été saisi pour poursuivre le
maire d'une petite commune du Pas-de-Calais, propriétaire de terrains où 5
éoliennes, sur un parc de 10, sont implantées depuis 2007, après un vote
favorable du conseil municipal. La dénonciation de «prise illégale d'intérêt,
délit continu, tentative, recel et complicité de recel» émane de ce couple de
châtelains, médiatisé le 17 septembre dernier pour avoir obtenu la démolition
du parc entier (nos éditions du 14 octobre 2013). Rarissime, cette décision
avait été remarquée, même si ce jugement de première instance fait aujourd'hui
l'objet d'un appel de la part de l'opérateur, la Compagnie du Vent (GDF Suez).
Avec une rentabilité de 900 euros mensuels par éolienne,
l'élu visé par la requête au procureur gagne 54.000 euros par an. Si le PV de
délibérations du conseil municipal atteste bien qu'il a quitté la salle juste
avant le vote d'implantation du projet, il notifie aussi que c'est après avoir
pris soin d'exposer tout «l'intérêt des énergies renouvelables, la situation
géographique, les intérêts financiers pour la commune et la communauté de
communes». «Il est quand même singulier de constater le nombre impressionnant
de maires qui, comme par extraordinaire, se retrouvent du jour au lendemain
bailleurs de promoteurs éoliens pour leur seul profit, s'étonne Me Philippe
Bodereau, avocat du couple. Aussi est-il grand temps que l'hypocrisie tombe
enfin.»
Dans une commune voisine, un autre parc éolien de 10 mâts
rapporte 108.000 euros annuels à un autre élu. Les mêmes cas sont observés en
Bretagne, en Basse-Normandie, en Haute-Loire, dans les Ardennes, les
Deux-Sèvres ou encore l'Hérault où des enquêtes préliminaires ont été ouvertes
ces mois derniers. Si bien que certaines associations réclament «un audit national
de tous les projets où les élus sont impliqués personnellement», à l'instar de
Fabien Bouglé, président de Défense de l'Environnement de la région de Briouze
et Rânes, dans l'Orne. Les opérateurs éoliens pourraient quant à eux, dans
certains cas, être poursuivis pour complicité. Parfois, le bail privé de
l'édile est «la condition sine qua non pour qu'il donne son accord au projet
d'installation», avoue l'ingénieur d'une grande compagnie d'énergie qui a
assisté à ces tractations.
Pour ces maires flirtant avec les baux juteux de l'éolien,
des condamnations ont déjà été prononcées. En juillet dernier, à Ally
(Haute-Loire), la maire et deux conseillers municipaux ont été condamnés à une
peine de quatre mois d'emprisonnement avec sursis et à une amende délictuelle
de 8000 euros. L'an passé, c'est une élue de Saint-Georges-d'Annebecq, dans
l'Orne, qui, dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de
culpabilité, a dû verser 1000 euros d'amende. Au départ, douze autres élus
étaient visés par l'enquête préliminaire. Mais malgré l'infraction attestée,
les faits ont été jugés prescrits par le procureur.
À l'association des maires de France (AMF), c'est le silence
radio sur le sujet malgré les nombreuses relances. Alors que l'office de police
de l'Union européenne vient de dévoiler que le secteur de l'éolien est
totalement infiltré par le crime organisé - notamment après la saisie de 1,3
milliard d'actifs éoliens à la mafia calabraise -, la tempête judiciaire vient
fragiliser encore la filière et ternir son image d'énergie propre.
samedi 16 novembre 2013
Eolien : Vents des moissons pense que les élus se font piéger, Ouest France, édition du 8 novembre 2013
Au conseil du 4 novembre, il a été question des mesures compensatoires offertes par le promoteur du projet éolien sur la commune, la société Syscom.
La commission éolien doit se réunir prochainement pour faire des propositions. Des pistes sont avancées comme l'aménagement du bourg dans une optique développement durable. Gérard Chevillard, Président de Vents des moissons commente : « Compenser, c'est dédommager. Si on parle de mesures compensatoires n'est-ce pas reconnaître déjà que la commune subit un préjudice ? Par ce biais-là, les promoteurs achètent les élus.
Angrie va tomber dans le piège. Je suis déçu que l'on tombe dans le panneau aussi facilement, pour un petit cadeau ridicule au regard de ce que pourront gagner les promoteurs » (N.D.L.R. le maire a annoncé le montant du « cadeau » : 50 000 €).
Angrie va tomber dans le piège. Je suis déçu que l'on tombe dans le panneau aussi facilement, pour un petit cadeau ridicule au regard de ce que pourront gagner les promoteurs » (N.D.L.R. le maire a annoncé le montant du « cadeau » : 50 000 €).
Vents des moissons s'inscrit, comme depuis le début de ce dossier, « dans l'action,
et sa volonté d'informer est intacte », confirme le Président. Franck Jousset, conseiller a suggéré le 4 novembre, « d'associer la population au choix des mesures compensatoires ».
et sa volonté d'informer est intacte », confirme le Président. Franck Jousset, conseiller a suggéré le 4 novembre, « d'associer la population au choix des mesures compensatoires ».
« Non », dit le maire, « ça va partir dans tous les sens, et les choix doivent se faire avant la fin de l'année ».
« Bien sûr, avec les municipales qui arrivent, faut mieux assurer maintenant », se risque Vents des moissons. Une décision qui fait bondir le président de Vents des moissons. « Un choix unilatéral qui va dans le sens du fonctionnement général de la commission. Elle ne se réunit pas ou peu, ou quand il n'y a rien à dire, quand ça arrange et n'est pas totalement associée au projet. Manifestement des membres dérangent. »
« Bien sûr, avec les municipales qui arrivent, faut mieux assurer maintenant », se risque Vents des moissons. Une décision qui fait bondir le président de Vents des moissons. « Un choix unilatéral qui va dans le sens du fonctionnement général de la commission. Elle ne se réunit pas ou peu, ou quand il n'y a rien à dire, quand ça arrange et n'est pas totalement associée au projet. Manifestement des membres dérangent. »
Les projets éoliens fleurissent. Freigné, puis Vritz où une enquête publique a démarré au début de ce mois et jusqu'au 7 décembre. D'autres sont rejetés comme celui de Chigné (53), où l'aviation civile s'y oppose à cause du couloir aérien.
« Le même couloir qui passe au-dessus d'Angrie. Pourquoi un refus là-bas, et un accord ici. Un couloir en forme de montages russes ? » interroge Gérard Chevillard.
« Le même couloir qui passe au-dessus d'Angrie. Pourquoi un refus là-bas, et un accord ici. Un couloir en forme de montages russes ? » interroge Gérard Chevillard.
À Angrie le mât de mesure est sur le point d'être installé. Quant aux retombées fiscales, « le point qui fait saliver les élus il y a de la désillusion dans l'air comme à Esquennoy (Oise) ». Où le maire s'insurge, « le produit de la fiscalité éolienne est passé de 112 800 € en 2011 à 69 385 € en 2013 ! Et cette somme sera encore divisée par deux d'ici 5 ans », a lu le président.
« Apaisement » a noté le conseil dans son compte rendu d'octobre. « Les dernières décisions, et le fonctionnement de la commission, ne sont pas de nature à faire évoluer les choses dans ce sens », conclut Vents des moissons.
dimanche 20 octobre 2013
LE FIGARO, édition du 14 octobre 2013, première page : CES FRANCAIS QUI OBTIENNENT LE DEMONTAGE DES EOLIENNES. Un article qui tire le bilan de la situation de l'éolien industriel.
"Quand une compagnie
installe ses éoliennes devant une propriété, ce n’est pas pour servir la
nation ou faire plaisir à Cécile Duflot, mais avant tout pour tirer un
profit."
La révolte des opposants aux parcs éoliens prend de l’ampleur un peu
partout en France. Les plaignants dénoncent «la défiguration» du paysage
et n’hésitent plus à attaquer les installateurs en justice. Les
professionnels de la filière, déjà lourdement impactée économiquement,
prennent la situation très au sérieux et tirent la sonnette d’alarme.
Des insurgés dans la vallée, prêts à déplacer des montagnes. Pour
défendre leur crête et l’insolente beauté du haut Languedoc, à 700
mètres d’altitude, ils sont devenus des rebelles. Sans rangers, mais en
souliers de retraité, d’informaticien ou de tapissier-décorateur.
Adversaires déterminés des éoliennes qui, « comme des poux », promettent
de coloniser leur paysage. Le paisible village de Ferrières-Poussarou,
60 habitants, dans l’Hérault, est le creuset d’une révolte emblématique
des « nimby » - l’acronyme de « Not in My BackYard » (« pas dans mon
arrière-cour ») qui désigne ces mouvements d’opposition de riverains à
un projet local d’intérêt général.
Depuis qu’EDF Énergies nouvelles a scellé son pacte avec les collectivités locales, il y a deux ans, ces Don Quichotte des Avant-Monts sont vent debout contre dix nouvelles éoliennes, dans un parc régional naturel où, en dix ans, 120 géantes ont été mises sur pied, 90 sont en cours de construction et 70 en projet. « Une défiguration », se désolent les enfants du pays. « Il fallait créer des parcs régionaux pour protéger l’environnement, disait-on alors, aujourd’hui, on y installe des projets industriels… Le vent tourne selon les intérêts », dénoncent Stéphane Quiquerez et Benjamin Veyrac, les créateurs du collectif des citoyens de Ferrières-Poussarou.
Ce sont les décisions « prises en douce », qu’on veut faire « passer en force », au mépris de « l’avis des administrés », qui ont eu raison de leur humeur, plus portée dans ces montagnes à la réserve qu’à l’esbroufe. L’erreur du maire : avoir pris les agneaux pour des moutons. « Les docilités, c’est comme les poutres, plus elles sont apparentes plus il faut se méfier », devise un gars du coin. C’est ainsi que l’année dernière, d’un seul homme, le village a pris en otage sa mairie, une nuit et un jour durant, pour « demander des
explications ». Intervention des forces de l’ordre, emballement des médias, surveillance rapprochée des RG… Un barouf de tous les diables qui a permis aux forcenés d’extorquer un rendez-vous avec le sous-préfet et de compter aujourd’hui dans le débat. Montée comme une crue avec la multiplication des parcs éoliens, la contestation locale a une expérience d’une décennie. Et une figure : Marcel Caron. Ancien principal de collège, ce retraité a fait capoter quatre projets dans la région avec son association, Hurlevent, affiliée au collectif Vent de colère qui ferraille jusqu’au Conseil d’État.
Désormais, le mouvement anti-éolien n’a plus l’unique visage des lobbies, tant décriés par l’industrie des nouvelles énergies pour leur réseau structuré, leur esprit procédurier, leur contestation, par principe idéologique. La révolte prend pied un peu partout en France, sur le paillasson des particuliers. Tout récemment, c’est même un couple de châtelains du Pas-de-Calais qui a fait trembler toute la filière éolienne. Le 17 septembre, la justice a reconnu leur préjudice en ordonnant à la Compagnie du Vent, filiale du groupe GDF-Suez, de démolir ses dix éoliennes en service depuis 2007 près de la propriété, en dépit de leur parfaite légalité administrative. Et à les dédommager de 37 500 euros.
La décision s’est appuyée sur « la dégradation de l’environnement résultant d’une dénaturation totale d’un paysage bucolique et champêtre », reconnaissant un préjudice auditif et d’« atteinte à la vue », dit le jugement. Bien que la condamnation ne soit pas définitive, puisque la compagnie a interjeté appel, c’est un coup de tonnerre pour la filière. « Cette décision passionne toute la profession, qui craint que cela ne fasse jurisprudence» , commente Michel Picollet, directeur du développement des énergies renouvelables chez GDF-Suez, groupe leader en France dans l’éolien. « C’est très grave et très inquiétant, s’alarme Dominique Coquet, le maire de Conchy-sur-Canche, une des communes concernées par la démolition des éoliennes. C’est une décision disproportionnée. » Elle est au contraire très satisfaisante pour Me Philippe Bodereau, avocat du couple, « car elle montre à tous ces gens qui supportent les éoliennes avec un sentiment d’impuissance que la lutte n’est pas vaine, qu’on peut faire respecter sa vie, son quotidien, son droit à la paix. »
Selon un sondage Ipsos de janvier, si 83 % de Français « ont une bonne image des éoliennes », l’élan déclaratif diminue dès qu’il est question
d’« acceptabilité dans leur proche voisinage » : 80 % sont prêts à les accueillir dans leur département, 68 % dans leur commune, 45 % « dans leur champ de vision depuis chez eux ». A contrario, on voit des riverains si pro-éoliens qu’ils financent eux-mêmes des parcs. C’est ainsi que, en avril prochain, en Bretagne, sortira de terre le premier parc éolien « citoyen » de France, majoritairement financé par des particuliers.
Maître PHILIPPE BODEREAU
Depuis qu’EDF Énergies nouvelles a scellé son pacte avec les collectivités locales, il y a deux ans, ces Don Quichotte des Avant-Monts sont vent debout contre dix nouvelles éoliennes, dans un parc régional naturel où, en dix ans, 120 géantes ont été mises sur pied, 90 sont en cours de construction et 70 en projet. « Une défiguration », se désolent les enfants du pays. « Il fallait créer des parcs régionaux pour protéger l’environnement, disait-on alors, aujourd’hui, on y installe des projets industriels… Le vent tourne selon les intérêts », dénoncent Stéphane Quiquerez et Benjamin Veyrac, les créateurs du collectif des citoyens de Ferrières-Poussarou.
Ce sont les décisions « prises en douce », qu’on veut faire « passer en force », au mépris de « l’avis des administrés », qui ont eu raison de leur humeur, plus portée dans ces montagnes à la réserve qu’à l’esbroufe. L’erreur du maire : avoir pris les agneaux pour des moutons. « Les docilités, c’est comme les poutres, plus elles sont apparentes plus il faut se méfier », devise un gars du coin. C’est ainsi que l’année dernière, d’un seul homme, le village a pris en otage sa mairie, une nuit et un jour durant, pour « demander des
explications ». Intervention des forces de l’ordre, emballement des médias, surveillance rapprochée des RG… Un barouf de tous les diables qui a permis aux forcenés d’extorquer un rendez-vous avec le sous-préfet et de compter aujourd’hui dans le débat. Montée comme une crue avec la multiplication des parcs éoliens, la contestation locale a une expérience d’une décennie. Et une figure : Marcel Caron. Ancien principal de collège, ce retraité a fait capoter quatre projets dans la région avec son association, Hurlevent, affiliée au collectif Vent de colère qui ferraille jusqu’au Conseil d’État.
Désormais, le mouvement anti-éolien n’a plus l’unique visage des lobbies, tant décriés par l’industrie des nouvelles énergies pour leur réseau structuré, leur esprit procédurier, leur contestation, par principe idéologique. La révolte prend pied un peu partout en France, sur le paillasson des particuliers. Tout récemment, c’est même un couple de châtelains du Pas-de-Calais qui a fait trembler toute la filière éolienne. Le 17 septembre, la justice a reconnu leur préjudice en ordonnant à la Compagnie du Vent, filiale du groupe GDF-Suez, de démolir ses dix éoliennes en service depuis 2007 près de la propriété, en dépit de leur parfaite légalité administrative. Et à les dédommager de 37 500 euros.
La décision s’est appuyée sur « la dégradation de l’environnement résultant d’une dénaturation totale d’un paysage bucolique et champêtre », reconnaissant un préjudice auditif et d’« atteinte à la vue », dit le jugement. Bien que la condamnation ne soit pas définitive, puisque la compagnie a interjeté appel, c’est un coup de tonnerre pour la filière. « Cette décision passionne toute la profession, qui craint que cela ne fasse jurisprudence» , commente Michel Picollet, directeur du développement des énergies renouvelables chez GDF-Suez, groupe leader en France dans l’éolien. « C’est très grave et très inquiétant, s’alarme Dominique Coquet, le maire de Conchy-sur-Canche, une des communes concernées par la démolition des éoliennes. C’est une décision disproportionnée. » Elle est au contraire très satisfaisante pour Me Philippe Bodereau, avocat du couple, « car elle montre à tous ces gens qui supportent les éoliennes avec un sentiment d’impuissance que la lutte n’est pas vaine, qu’on peut faire respecter sa vie, son quotidien, son droit à la paix. »
Selon un sondage Ipsos de janvier, si 83 % de Français « ont une bonne image des éoliennes », l’élan déclaratif diminue dès qu’il est question
d’« acceptabilité dans leur proche voisinage » : 80 % sont prêts à les accueillir dans leur département, 68 % dans leur commune, 45 % « dans leur champ de vision depuis chez eux ». A contrario, on voit des riverains si pro-éoliens qu’ils financent eux-mêmes des parcs. C’est ainsi que, en avril prochain, en Bretagne, sortira de terre le premier parc éolien « citoyen » de France, majoritairement financé par des particuliers.
Boîte de Pandore
L’intérêt général. Toujours invoqué pour implanter les sites, l’argument est une « hypocrisie scandaleuse », s’enflamme Me Bordereau. « Il donne bonne conscience, mais déguise des intérêts particuliers, spéculatifs, dit-il. Quand une compagnie installe ses éoliennes devant une propriété, ce n’est pas pour servir la nation ou faire plaisir à Cécile Duflot, mais avant tout pour tirer un profit. »
Avec ce cas juridique, la boîte de Pandore est ouverte, craint le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Jusqu’alors, les recours avaient lieu en amont des projets, notamment lors de l’obtention des permis de construire, devant les tribunaux administratifs. En France, « la quasi-totalité des projets éoliens font l’objet de ces procédures, confie une juriste du syndicat. Si maintenant les recours interviennent aussi a posteriori, une fois les parcs installés, alors c’est la question du démantèlement entier qui va se poser ». Traditionnellement, les rares cas qui advenaient après finalisation du projet se résolvaient par des accords amiables, « une indemnisation », explique Me Gille Gassenbach, habitué de ces dossiers. Même ceux, plus marginaux encore, portés devant les tribunaux. En 2010, la Compagnie du Vent avait déjà été condamnée à démolir quatre éoliennes et à payer 430 000 euros à des particuliers de la région de Narbonne. La procédure, qui s’était poursuivie en appel, s’était finalement évanouie dans un accord financier.
Les « nimby » pratiquent aujourd’hui « une guerre d’usure », déplore le cadre d’un grand groupe d’énergies renouvelables, « aidés dans leur tâche par une loi sur l’environnement ultra-protectionniste ». Laquelle, selon lui, engendre
« des recours abusifs » et constitue « le plus gros frein au développement du secteur ». Dans ce contexte ombrageux, la plus grande crainte des opérateurs, constructeurs et exploitants de la filière est « la frilosité des banques et des investisseurs », confie Thierry Conil, président de la Compagnie du Vent. La panique est d’autant plus vive que la contestation citoyenne n’est pas la seule entrave au développement de l’éolien sur le territoire, à la peine depuis trois ans. Le SER, qui regroupe les « Goliath de la filière » mais représente surtout 90 % de PME, vient de tirer la sonnette d’alarme en publiant un plan de relance à court terme, le secteur éolien étant le plus impacté.
L’emploi global accuse déjà une baisse (100 000 postes en 2010 contre moins de 70 000 en 2013) et le ralentissement du développement est très net : alors que l’objectif fixé par la France est d’atteindre 23 % d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique du pays en 2020 (20 % fixés par l’Europe), seuls 17 % seront atteints au rythme actuel, selon les projections. Pour l’éolien, la capacité de production attendue en 2020 est de 25 000 MW. À ce jour, elle est de 7 821 MW. Il faudrait la multiplier par trois. C’est-à-dire ajouter 6 000 éoliennes aux 4 000 existantes, réparties aujourd’hui sur 1 127 sites. Seuls 28 nouveaux parcs ont été réalisés au premier semestre 2013, essentiellement situés audessus de la Loire.
À ce stade, à peine 3 % de la consommation électrique en France proviennent de l’éolien, soit l’alimentation de 5 millions d’habitants. « La situation est bloquée depuis l’amont jusqu’à l’aval », constate Jean-Louis Bal, président du SER. En cause, « les complexités juridiques et réglementaires, économiques et financières, mais aussi techniques, notamment avec des difficultés de raccordement au réseau électrique ». « Le mille-feuille administratif », résume Michel Picollet chez GDF-Suez, qui, après 15 ans d’expérience, ne s’inquiète plus du « paradoxe » entre la politique volontariste, claire et forte, et la complexité de sa mise en oeuvre.
D’autres missiles, plus politiques, arrivent encore du front anti-éolien qui, à l’occasion des municipales, entend pointer les conflits d’intérêts dont se rendraient coupables bon nombre de maires ou présidents de communauté de communes dans les projets d’installations d’éoliennes. D’après plusieurs documents officiels que s’est procurés Le Figaro, de nombreux élus sont propriétaires de terrains qu’ils louent, à titre personnel, aux opérateurs éoliens. Des baux allant de 20 à 30 ans en moyenne. Comme c’est le cas pour le maire d’une des communes du Pas-de-Calais visées par la démolition. Parfois même, le bail privé de l’édile est « la condition sine qua non pour qu’il donne son accord au projet d’installation », témoigne l’ingénieur d’une grande compagnie, qui a assisté à ces tractations. Des faits susceptibles de constituer une prise illégale d’intérêts, qui relève du pénal. Dans le Sud, un riverain s’est rendu compte de ces dérives en se penchant sur l’illogisme criant de certaines répartitions géographiques d’éoliennes. « Le plan des éoliennes, très disséminées, était incohérent, raconte Luc. En nous renseignant, on a compris qu’il avait été ainsi tracé pour que chaque maire concerné par le projet ait son bail… »
L’intérêt général. Toujours invoqué pour implanter les sites, l’argument est une « hypocrisie scandaleuse », s’enflamme Me Bordereau. « Il donne bonne conscience, mais déguise des intérêts particuliers, spéculatifs, dit-il. Quand une compagnie installe ses éoliennes devant une propriété, ce n’est pas pour servir la nation ou faire plaisir à Cécile Duflot, mais avant tout pour tirer un profit. »
Avec ce cas juridique, la boîte de Pandore est ouverte, craint le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Jusqu’alors, les recours avaient lieu en amont des projets, notamment lors de l’obtention des permis de construire, devant les tribunaux administratifs. En France, « la quasi-totalité des projets éoliens font l’objet de ces procédures, confie une juriste du syndicat. Si maintenant les recours interviennent aussi a posteriori, une fois les parcs installés, alors c’est la question du démantèlement entier qui va se poser ». Traditionnellement, les rares cas qui advenaient après finalisation du projet se résolvaient par des accords amiables, « une indemnisation », explique Me Gille Gassenbach, habitué de ces dossiers. Même ceux, plus marginaux encore, portés devant les tribunaux. En 2010, la Compagnie du Vent avait déjà été condamnée à démolir quatre éoliennes et à payer 430 000 euros à des particuliers de la région de Narbonne. La procédure, qui s’était poursuivie en appel, s’était finalement évanouie dans un accord financier.
Les « nimby » pratiquent aujourd’hui « une guerre d’usure », déplore le cadre d’un grand groupe d’énergies renouvelables, « aidés dans leur tâche par une loi sur l’environnement ultra-protectionniste ». Laquelle, selon lui, engendre
« des recours abusifs » et constitue « le plus gros frein au développement du secteur ». Dans ce contexte ombrageux, la plus grande crainte des opérateurs, constructeurs et exploitants de la filière est « la frilosité des banques et des investisseurs », confie Thierry Conil, président de la Compagnie du Vent. La panique est d’autant plus vive que la contestation citoyenne n’est pas la seule entrave au développement de l’éolien sur le territoire, à la peine depuis trois ans. Le SER, qui regroupe les « Goliath de la filière » mais représente surtout 90 % de PME, vient de tirer la sonnette d’alarme en publiant un plan de relance à court terme, le secteur éolien étant le plus impacté.
L’emploi global accuse déjà une baisse (100 000 postes en 2010 contre moins de 70 000 en 2013) et le ralentissement du développement est très net : alors que l’objectif fixé par la France est d’atteindre 23 % d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique du pays en 2020 (20 % fixés par l’Europe), seuls 17 % seront atteints au rythme actuel, selon les projections. Pour l’éolien, la capacité de production attendue en 2020 est de 25 000 MW. À ce jour, elle est de 7 821 MW. Il faudrait la multiplier par trois. C’est-à-dire ajouter 6 000 éoliennes aux 4 000 existantes, réparties aujourd’hui sur 1 127 sites. Seuls 28 nouveaux parcs ont été réalisés au premier semestre 2013, essentiellement situés audessus de la Loire.
À ce stade, à peine 3 % de la consommation électrique en France proviennent de l’éolien, soit l’alimentation de 5 millions d’habitants. « La situation est bloquée depuis l’amont jusqu’à l’aval », constate Jean-Louis Bal, président du SER. En cause, « les complexités juridiques et réglementaires, économiques et financières, mais aussi techniques, notamment avec des difficultés de raccordement au réseau électrique ». « Le mille-feuille administratif », résume Michel Picollet chez GDF-Suez, qui, après 15 ans d’expérience, ne s’inquiète plus du « paradoxe » entre la politique volontariste, claire et forte, et la complexité de sa mise en oeuvre.
D’autres missiles, plus politiques, arrivent encore du front anti-éolien qui, à l’occasion des municipales, entend pointer les conflits d’intérêts dont se rendraient coupables bon nombre de maires ou présidents de communauté de communes dans les projets d’installations d’éoliennes. D’après plusieurs documents officiels que s’est procurés Le Figaro, de nombreux élus sont propriétaires de terrains qu’ils louent, à titre personnel, aux opérateurs éoliens. Des baux allant de 20 à 30 ans en moyenne. Comme c’est le cas pour le maire d’une des communes du Pas-de-Calais visées par la démolition. Parfois même, le bail privé de l’édile est « la condition sine qua non pour qu’il donne son accord au projet d’installation », témoigne l’ingénieur d’une grande compagnie, qui a assisté à ces tractations. Des faits susceptibles de constituer une prise illégale d’intérêts, qui relève du pénal. Dans le Sud, un riverain s’est rendu compte de ces dérives en se penchant sur l’illogisme criant de certaines répartitions géographiques d’éoliennes. « Le plan des éoliennes, très disséminées, était incohérent, raconte Luc. En nous renseignant, on a compris qu’il avait été ainsi tracé pour que chaque maire concerné par le projet ait son bail… »
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